mercredi 12 août 2015

La musique complimente

Ce n’est pas la première fois que je le mentionne, mon habileté à écrire diminue lorsque je fais beaucoup de musique. En aparté, la semaine dernière, au bord de fragilités de toutes sortes, je songeais : si je n’avais pas la musique, j’aurais déjà mis un terme à ma vie. Face au piano de Malcolm, mon colocataire, je réalisais combien ces évidences boursouflaient dans mon coeur. La sensation que, s’il n’eut été de la musique, une folie irréconciliable de ma réalité m’aurait avalé. Chez moi, le piano est la représentation souveraine de la musique. Je puis jouer de tous les instruments – comme le chant, ou la guitare, que je maîtrise assez bien –, ceux-ci ne suffiraient pas à me sauver la vie, à faire de moi un élu, divinisé, pleinement rescapé de la mort. C’est le piano, et lui seul, qui me donne ce sentiment de puissance infinie, de créations sans limite. Il est rare pour un homme de reconnaître une telle grâce. Je suis béni, que Dieu le sache.


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