Je croise régulièrement cette femme je dirais dans la cinquantaine, pas particulièrement jolie, de forte carrure sans être en surpoids, aux vêtements passés de mode et souvent trop courts, qui marche d'un bon pas, avec son ours de peluche dans les bras. Elle lui parle sans cesse, le houspille la plupart du temps, l'incite avec vigueur à l'écouter, à respecter ses consignes. Parfois aussi, elle ne fait que le serrer dans ses bras, comme une petite fille perdue, à qui on a peut-être jadis retiré tout droit au rêve, aux histoires de princesses qu'un baiser du prince suffit à réveiller - révéler -, qui se terminent par « happily ever after ». Quelqu'un quelque part aurait-il pu empêcher cette chute irrévocable?
dimanche 21 juin 2015
Conte de la folie ordinaire
Je croise régulièrement cette femme je dirais dans la cinquantaine, pas particulièrement jolie, de forte carrure sans être en surpoids, aux vêtements passés de mode et souvent trop courts, qui marche d'un bon pas, avec son ours de peluche dans les bras. Elle lui parle sans cesse, le houspille la plupart du temps, l'incite avec vigueur à l'écouter, à respecter ses consignes. Parfois aussi, elle ne fait que le serrer dans ses bras, comme une petite fille perdue, à qui on a peut-être jadis retiré tout droit au rêve, aux histoires de princesses qu'un baiser du prince suffit à réveiller - révéler -, qui se terminent par « happily ever after ». Quelqu'un quelque part aurait-il pu empêcher cette chute irrévocable?
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